À seulement quelques kilomètres au nord de Libreville, le Parc National d’Akanda offre un
contraste saisissant avec l’effervescence de la capitale. Ici, tout n’est que silence. Un monde
amphibie où la mer et la forêt se rejoignent dans un tissage subtil de canaux, de lagunes
et de mangroves infinies.
Reconnu comme zone importante pour la conservation des oiseaux depuis 2001, Akanda est un paradis pour les passionnées. Chaque saison, des milliers d’oiseaux migrateurs
venus d’Europe, d’Asie et d’Afrique Australe y font halte : hérons cendrés, cigognes, martin-pêcheurs, guêpiers, aigrettes ou encore pluviers dorés. Leur ballet au-dessus des eaux
saumâtres compose une chorégraphie vivante et changeante au gré de la lumière.
Le Parc National d’Akanda se divise en deux écosystèmes distincts et complémentaires :
au nord, la forêt côtière dominée par les okoumés et ozougás, reflets du grand Gabon forestier; au sud, les mangroves denses qui encerclent la baie d’Akanda et s’étirent jusqu’aux
portes de Libreville. On s’y déplace à bord d’une pirogue glissant entre les palétuviers, ou à
pied le long des sentiers secrets où l’air salin se mêle aux parfums de la terre humide.



